Le journal d’un Adolescent : Chroniques numéro 3

Le 20 mai 2012 :
Aujourd’hui, c’était plutôt bizarre parce qu’après m’avoir levé, nous avons été au magasin et il y avait un type plutôt louche. Il avait un jean, une veste verte, les cheveux décoiffés et les yeux vitreux, drogué peut-être? Mais bon c’est peut-être mon côté paranoïaque qui ressort…

Le 22 mai 2012 :
Pas d’école aujourd’hui! Un congé que je n’attendais pas, mais qui est toujours agréable. Cependant, l’école n’a pas donné d’explications. Ma mère est partie, donc je me lève lentement et j’allume l’ordi. Voilà mes journées de congés. Ennuyantes à souhait, comme je les aiment. Tout d’un coup, j’entends la police et des ambulances. Des coups de feu retentissents, je sors et je remarque que la police tire sur un groupe de personnes, je rentre dans ma maison et je verrouille derrière moi et je vais chercher un couteau dans le tiroir. Mais attention, pas un petit couteau, c’est un couteau long et pointu. Je retourne sur l’ordinateur, mais je laisse mon oreille droite débouchée. Après peut-être 30 ou 45 minutes, j’entends des gémissements et des cris. Je prends mon couteau et je sors dehors et ce que je vois ; les mêmes personnes que la police tirait dessus quelques minutes plutôt! Ils sont pleins de sang. J’en déduis que c’est un mélange du leur et de la police. Une des personnes me remarque et vient vers moi. Cette personne est une femme d’une trentaine d’années, je dirais. C’est dur à dire avec autant de sang sur le visage. Elle commence à courir et très vite en plus! Je suis désemparé et pendant mon moment de confusion, elle en profite pour se jeter sur moi. Elle claque des dents, comme si elle voulait me manger. Donc je lève mon couteau et je lui coupe la gorge d’un coup. Ça n’a pas l’air de faire grand effet parce qu’elle continue à vouloir me manger! Ça bouche est si proche de moi que ça en est effrayant. Avec tout ce que j’ai de force, je lève le couteau une deuxième fois et je lui transperce la tête. Elle arrête de bouger et tombe comme un chiffon. Je repris mon souffle et je me lève. Je décide de rentrer dans la maison donc je reprends mon couteau et je rentre en barrant la porte derrière moi. Je pris conscience que je venais de tuer un quelqu’un. Je m’écroule derrière la porte. Je ne sais pas combien de temps j’ai passé. 10 — 15 — 30 minutes peut-être. Après avoir repris conscience, je cours pour prendre mon téléphone puisque maintenant je sais qu’est-ce qui se passe : c’est l’Apocalypse Zombie.

Je téléphone à ma mère, Annie-Claude (ma cousine), Sam et sa famille, Caroline, Camille (une ex à moi que j’aime encore), Fred et sa copine qui s’appellent Marilou et Alice. Je leur explique la situation et je fixe un point de rendez-vous à chacun. Cependant, Camille, Caroline et Alice me disent qu’ils n’ont aucun transport. Ma mère, l’année dernière, m’a appris les bases de la conduite automobile. Je prends la camionnette de ma mère (elle était partie avec sa voiture) et je pars pour ma première destination : Camille. Je pars vers sa maison, je vous attends déjà dire : ouaip t’es aller la chercher parce que tu l’aimes blah blah blah.. Ça, je ne peux pas vous l’enlever. Mais c’est aussi parce qu’elle est la plus proche de chez moi.

Je pris le chemin le plus court pour aller chez elle. En chemin je vis quelques zombies en train de manger des humains, mais je ne m’arrête pas. Avant d’arriver, j’arrête à une voiture de police et je débarque. Je fouille la bagnole et trouve une arme de poing. Je retourne dans la camionnette et reprends mon chemin. Je frappe un zombie avec cette dernière avant d’arriver à sa maison. Il a une grande côte à monter, mais la camionnette n’est pas assez forte pour y arriver. Je sors et je monte tranquillement avec mon arme. J’arrive sans anicroche à sa maison. Je sonne. Ça prend un peu de temps avant que la porte s’ouvre. C’est elle. Même en état de panique elle est extrêmement belle, mais le temps n’était pas au flirt. Je me précipite à l’intérieur, je vois sa mère, son beau père et ses 2 demi-frères. Je leur dis :
— Aller tout le monde dans la voiture!
— Où on va? me demanda-t-elle
— Faites juste me suivre et je répondrais à vos questions après.
Ils montent dans leurs voitures, moi, je descends à toute vitesse, je démarre, j’attends qu’ils arrivent derrière moi et nous partons. Je téléphone à Alice qui me donne son adresse. Je mis le cap vers chez elle, mais dès que je croise une voiture de police, je m’arrête, vérifie s’il n’y a pas plus que 2 zombies. Je les tue avec mon couteau, je cherche des armes et nous repartons. En arrivant chez Alice , je téléphone et j’attends qu’elle sorte. Elle sort avec sa mère. Elles prennent leur voiture et arrivée à ma hauteur, je leur dis de nous suivre. Nous repartons à notre avant-dernière destination : Chez Caroline. Je fais la même chose que les autres je leurs téléphonent et je leurs dit de se tenir prêtent. En arrivant chez Caro, je vais cogner, j’attends qu’ils prennent leurs valises. Je sors avec elle, son copain : J-S et sa mère. Mais puisqu’ils n’avaient aucune voiture, ils embarquent avec moi. Sa mère me demanda si je voulais qu’elles prennent le volant. Je lui réponds que ça me changeait les idées. Elle a vu que je fuyais quelque chose et elle ne rajouta aucun commentaire. Nous allons rejoindre les autres à la seule place que je trouvais sur pour l’instant : un vieil entrepôt abandonné que j’avais trouvée quand j’étais jeune. J’y allais quand je voulais être seul et en plus il est enfoncé dans les bois donc peu de chance qui y ait des zombies.

Nous arrivons enfin et je vois que tout le monde est là. Ils sont tous à l’intérieur et m’attendent. Je pris mon courage à 2 mains et j’entre. Je suis bombardé de questions, mais j’attends que ça se calme avant de leur répondre.
— Qu’allons-nous faire, me demanda Alice
— Je ne sais pas, répondis-je, surement survivre.
— Comment tu fais pour être aussi calme? me demanda ma mère.
— Je réfléchi avant de faire quelque chose, mais si tu veux vraiment savoir, j’ai extrêmement peur maman.
La question que je redoutais le plus arriva :
— As-tu tué un de ces monstres? me demanda Camille. Mon regard s’assombrir. Je répondis après quelques secondes :
— Oui, plusieurs. Elle a vu que j’étais mal à l’aise et me dit :
— Tu n’as pas à te sentir mal, c’était eux ou nous.
— Ouais, si tu le dis…
Ma mère a vu que j’étais fatigué et dit :
— Allez tout le monde, allez chercher vos affaires!
Tout le monde partit sans rechigner et ma mère met sa main sur mon épaule et dit :
— Merci de nous avoir sauvés.
— De rien.

Pendant que tout le monde sort leurs affaires, je pense à la situation. Nous avons 2 armes de poing, 1 fusil a pompe et une dizaine de couteaux, mais il nous fallait plus. Nous sommes 23. Comment je vais faire pour survivre a tout ça moi ? Bon ce n’est pas le temps d’être pessimiste! J’en suis capable après tous les films et jeux de survie que j’ai écouté et joué… Mes précieuses réflexions ont réussi à me sortir de mon état de choc.
Après avoir sorti un sac à dos pour chacun (plus facile à transporter en cas d’attaque), nous établissons des tours de garde pour la nuit. D’après ma montre, il est déjà 17 h. Tout le monde s’installe pour la nuit pendant que je tiens le fusil à pompe. Fred et sa copine se pratiquent à tirer avec une arme de poing, pendant que ma mère se pratique avec une autre. On n’a pas beaucoup de balles donc ils font juste tester et après il le laisse aux autres. Après une heure de tirs, nous laissons les armes et fait un feu dans l’entrepôt. Les fenêtres ont quelques trous donc ça laisse la fumée passer. Pendant que tout le monde se repose, je laisse le fusil à pompe au père de mon ami qui se prénomme Mathieu, et je vais en éclaireur avec mon couteau. J’ai Fred, Alice et Camille qui veulent m’accompagner, je leur donne un couteau à chacun et nous partons retrouver la rue en bas de la côte. Arrivé dans la rue, nous partons vers la gauche, retrouver quelques voitures. Avec de la chance, quelques armes s’y trouveront. Nous n’allons pas très loin parce que la nuit va bientôt tomber.

Nous trouvons une maison, à peu près, 10 à 15 minutes de l’entrepôt, nous allons cogner. Ça ne répond pas donc nous entrons. La porte est ouverte. Nous préparons nos couteaux et mis nos sens en alerte. La maison est composée de 3 étages, les pièces sont assez grandes et plutôt vides et il y a quelques meubles par-ci et par-là. Nous prenons chacun un étage sauf moi et Alice. Nous prenons le deuxième étage tandis que Fred prend le rez-de-chaussée et Cam, le dernier étage. Alice et moi avançons doucement à pas feutré. Nous rentrons dans toutes les pièces, couteaux qui attendent juste de couper du zombie. Après avoir vérifié et fouillé toutes les pièces, nous nous réunissons sur le rez-de-chaussée.
Bilan de la maison : 30 boites de conserve variées, 2 boites de céréales, 5 couteaux et 3 bouteilles de quatre litres d’eau.
Cet arrêt n’était pas prévu, mais nous revenons quand même à l’entrepôt et nous déposons le tout dans les voitures, en cas d’attaque.
Tout le monde s’installe devant le feu. Nous mangeons dans un silence absolu en écoutant les bruits ambiants.
Vers 20h, tout le monde se couche. Après avoir établi les tours de gardes, chaque famille dans un coin de l’entrepôt. Je vais à l’extérieur de notre abri. Je prends le premier tour de garde. Je pensais à notre journée de folie : mentalement, j’étais préparé surement à cause de tout ce qui se passait « avant ». Les gouvernements faisaient des tests «secrets », donc si on suit la logique des évènements, cette Apocalypse a probablement été créée par un gouvernement de ce vaste monde. Dommage, je crois que j’aurais vécu un peu plus longtemps dans l’Ancien Monde.
Je me retourne pour regarder notre groupe. En ces moments de calme absolu, je crois que c’est le temps de vous présenter tout le monde : bon si je suis par famille, Sam et sa famille : sa mère Valérie , son père Mathieu , sa soeur de 8 ans, Laurence et son frère de 6 ans, Ludovic. La famille d’Annie-Claude : Sa mère (donc ma tante par la même occasion) Denise, son père Michel. Ma mère Maryse et moi. Caroline : Sa mère Lilianne et son copain J-S , Camille : Son beau-père Éric , sa mère Ely , c’est 2 demi-frères Samuel et Mickael , Fred et Marilou : La mère de Fred , Chantal et le père Yves. Il n’y a pas les parents à Marilou parce qu’elle était chez Fred quand j’ai appelé.
Hmmm… même pendant cette Apocalypse, la nuit est plutôt calme proche de l’entrepôt. J’ai mon arme dans ma main, je fais le « check up », tout est OK. Après 2 h, je vais réveiller Annie. Je lui passe l’arme et je vais m’installer. Je me mets proche de l’entrée et loin de tous le monde. Je pose la tête sur l’oreiller. Je ferme les yeux, mais au moment de m’endormir, j’entends : — Raph? Est-ce que tu dors?
C’était Camille.
— Non non, qu’est ce qu’il y a? dis-je en me levant — je n’arrive pas a dormir.
C’est tu moi ou ça sonnait vraiment enfantin? Mais bon, je lui réponds : — tu veux faire quoi?
— Je peux me joindre à toi dans tes couvertures?
LE RÊVE! Même en Apocalypse je ne laisserais pas cette occasion passer pour rien au monde!
— Oui viens, je lève mes couvertures et elle s’étend à côté de moi.
— Merci beaucoup.
— De rien
J’attends quelques minutes et je l’entends respirer paisiblement. Maintenant que je suis sûr qu’elle ne se réveillerait pas, je peux dormir, enfin j’espère..

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